James Blake - Limit To Your Love
Expérimental, minimaliste, glacial, mais beau ...
« James Blake » est le premier album éponyme du chanteur de musique électronique britannique James Blake. Ce disque vinyle 33 tours est paru le 16 avril 2011 sur le label Polydor du groupe Universal. Il s’agit d’un double album vinyle.
Ce qui frappe de premier abords lorsque l’on découvre James Blake, c’est l’atmosphère minimaliste qui se dégage de ses productions. La face A débute par le titre « Tep and the logic », instrumental mid-tempo qui apporte comme un sentiment de plénitude, de flottement. Le titre « Unluck » permet de découvrir la voix chaleureuse de l’artiste qui se voit par moment déformée par quelques artefacts électroniques tout en conservant son coté soul évident. Malgré tout, la musique de James Blake laisse un impression de froidure. Le titre « The Wilhelm scream » est l’un des titres phares de l’album. Cette ritournelle minimaliste enregistrée dans une ambiance sourde et feutrée, donne comme l’impression d’une musique diffusée en profondeur dans les abimes sous-marines.
La face B débute a capella par le titre « I nerve learnt to share » qui prend petit à petit le chemin de l’expérimentation électronique, nous laissant finalement sur une impression de complexité au fur et à mesure que le morceau progresse. L’artiste utilise tous les artefacts à sa disposition pour triturer les sons et notamment le vocodeur comme sur le titre « Lindisfarne ».
James Blake possède une perception très intimiste de la musique. La face C permet une nouvelle fois de savourer l’esprit soul qui se dégage de la voix de ce chanteur à la sensualité dévastatrice, notamment sur le titre « Limit to your love » ou un piano minimaliste dialogue sobrement avec une basse profonde. Le titre « Give me my month » étant du même accabis, « To care (like you) » s’engage quant à lui à nouveau dans l’expérimentation sonore notamment au niveau de la voix qui a tendance à changer artificiellement de tonalité.
Il y a un coté spirituel dans interprétation de James Blake, comme s’il chantait dans une cathédrale, à l’image du titre « Measurements » présent sur la face C qui évoque par moment un coté négro spiritual. La surprise vient peut-être, à cet instant de l’écoute, du titre « I mind » qui est bien le premier à voir sa rythmique semble, toutes mesures bien gardées, s’emballer quelque peu.
La pochette du disque présente le portrait de Jame Blake en mouvement flouté bleu.
Au final, ce disque de musique électronique ne ressemble à aucun autre. Il est évident que James Blake ouvre des portes encore inexplorées pour le plus grand bonheur de nos oreilles. Si vous aimez les expérimentations sonores, les ambiances minimalistes et sourdes, les voix souls et sensuelles à la fois, il ne vous reste plus qu’à écouter cette petite à l’état brute ...
Article publié par Didier le