Johnny Hallyday - Jamais Seul
Une véritable réussite
« Jamais seul » est le nouvel album 33 tours du chanteur français Johnny Hallyday paru le 28 mars 2011 chez Warner Music France. Cet album est un retour de l’artiste aux sources de la musique rock et du blues. Ecrit par Mathieu Chedid alias –M-, Johnny a su s’entourer de jeunes musiciens hors pairs tels que Maxime Nucci (Yodelice) à la guitare et aux chœurs ou encore de Vincent Polycarpe (Gush, Izia) à la batterie et aux chœurs.
La face A s’avance avec un titre majeur, « Guitar hero », qui voit Johnny Hallyday rendre un vibrant hommage à Jimmy Hendrix et aux guitar hero en général. L’orchestration est tout simplement magique, la guitare électrique dans les mains de Mathieu Chédid et ce son hargneux saillant à merveille à la voix puissante du chanteur. Sur un rythme enlevé, « Dandy » est un titre à l’efficacité redoutable parfait pour soulever les foules. Le titre « Paul & Mick » est sans doute, musicalement parlant, plus anecdotique même si son contenu tient une place de choix dans le cœur de l’artiste qui évoque ces artistes qui ont fait le rock des sixties, Paul Mc Cartney et Mick Jagger.
La face B se veut moins incisive et nous fait découvrir un Johnny Hallyday sûr de sa force qui se permet de marquer son retour aux travers de trois titres lourds de sens. « La douceur de vivre », ballade acoustique aux réminiscences country. L’esprit de Nashville est bel et bien présent. Johnny marque un retour aux sources, à l’essentiel, à ses racines, sa famille. Sur « Jamais seul », c’est le blues qui prend la mesure et un regard douloureux sur ce verre d’alcool qui fut l’une des causes de ses soucis de santé l’année passée. Sur « Vous n’aurez pas ma peau », l’artiste se relève tout en retenue tel un phœnix qui s’impose comme l’une des plus grandes figures de la chanson populaire française.
La face C débute par un titre déjà interprété par Mathieu Chedid, un titre écrit par Brigitte Fontaine, « Tanagra », du blues pur et dure, un état de grâce, un échange, une vibration, un fusion entre le chanteur et la guitare électrique, une prestation de tout premier ordre. « J’inspire » tient le riff qui fait mouche. Cette adaptation française du titre de Yodelice, « Breathe in », réalisée par Mathieu Chédid, lui donne une nouvelle jeunesse. « Les herbes folles » est un ovni, étrange dans la bouche de Johnny. Une introspection sauvage, un voyage en Afrique qui ne réussit pas à convaincre …
La face D est plus intimiste, plus personnelle aussi, puisqu’elle permet au chanteur de parler directement à ses proches. « Ces deux là » est une hymne à l’amour, alors que « Elle a mis de l’eau » est une déclaration à sa femme Laeticia. Sur « England », Johnny donne la réplique à son nouveau compagnon de route Mathieu Chedid alias –M-. Sur « Jade dort », Johnny chante à ses filles la berceuse dont il rêvait depuis toujours.
L’artwork montre un Johnny t-shirt noir sur fond noir, laissant entrevoir son nouveau tatouage sur le torse, un guitariste crucifié sur une croix. Le nom de Johnny Hallyday n’apparaît plus, laissant simplement paraître les initiales J.H. Lorsque l’on ouvre ce double album vinyle, on découvre l’ensemble des musiciens présents lors de l’enregistrement. L’une des sous pochette montre un johnny sûr de lui guitare en bandoulière, l’autre un Johnny noir et blanc allumant une cigarette. L’image ici véhiculée est résolument rock, comme le son qui ressort de ce disque.
Que l’on soit fan ou pas, il est indéniable que ce nouvel album de Johnny est une véritable réussite. A ajouter dans sa collection sans aucun doute …
Article publié par Albert le