Serge Gainsbourg - The initials BB
Zoom sur une légende de la musique française
« Comme un boomerang » est le premier Best-of du chanteur français Serge Gainsbourg disponible en disque vinyle 33 tours paru le 28 février 2011sur le label Mercury Universal. Celui-ci regroupe près de 27 titres proposés par ordre chronologique.
La face A propose d’explorer la période 1960 à 1966, prenant le parti de ne pas inclure le premier 45 tours de l’artiste, « Le poinçonneur des Lilas » dans la liste. L’histoire Gainsbourg débute donc dans cette compilation avec le titre « L’eau à la bouche », un cha cha cha séduction dans la plus pure tradition de l’artiste, un classique. L’autre point fort de ce disque est la présence indispensable de « La javanaise », titre écrit pour Juliette Gréco, mais au combien plus sensuel dans la bouche de Serge. La puissance de la langue est des jeux de mots est mise en évidence avec le titre « Elaeudanla Téïtéïa ». S’ensuivent les titres phares de l’album « Gainsbourg percussions » que sont « New-York U.S.A. » et « Couleur café » qui marque les prémisses du succès auprès du grand publique. Puis viennent les années pop et commerciales avec notamment « Qui est « in », qui est « out » ».
La face B propose d’explorer la période 1967 à 1968, période durant laquelle Serge Gainsbourg entretien une relation particulière avec Brigitte Bardot. Il s’agit là d’une période faste pour Serge Gainsbourg qui enchaîne tubes sur tubes à l’image des titres ici proposés : « Comic strip » et ses célèbres onomatopées, « Bonnie and Clyde » en duo avec Brigitte Bardot, « Initials B.B. » ou encore la bande originale du film « Le Pacha », « Requiem pour un con » dont la rythmique est aujourd’hui devenue mythique.
La face C propose de découvrir les titres parus entre 1968 et 1971, période faste ou Serge Gainsbourg rencontre et tombe amoureux de Jane Birkin. Tout débute par le sulfureux « Je t’aime… moi non plus » qui fit scandale mais fut un succès bien au delà de nos frontières. Dans la même veine, « 69 année érotique », marque l’état d’esprit de cette époque ou la libération sexuelle était au cœur des débats. S’ensuit la bande originale du film « Anna » avec le titre « Sous le soleil exactement », puis « Elisa » ou Serge avoue son amour pour femme de vingt ans plus jeune que lui. Enfin, un extrait du chef d’œuvre « Melody Nelson » est proposé via la « Ballade de Melody Nelson ».
La face D propose de découvrir les titres parus entre 1972 et 1979, période ou Serge Gainsbourg laisse place progressivement à Gainsbarre. Tout commence une nouvelle fois par un titre on ne peut plus sulfureux, à savoir « La décadance » en duo avec Jane Birkin. Puis apparaît le splendide « Je suis venu te dire que je m’en vais » sur lequel on entend une nouvelle fois Jane tomber en sanglots. Le titre « Comme un boomerang » est le titre inédit de la compilation, titre prévu pour être interprété par la chanteuse française Dani lors du Concours de l’Eurovision 1975, mais qui restera finalement dans les placards car jugé pas assez lisse pour l’époque. L’album se termine par la période Reggae et le décapent « Aux armes et caetera », ou « La Marseillaise » revue et corrigée version Kingston, mais également par le fameux « Lola rastaquouère » qui fait chavirer les sens.
L’artwork montre un portait de Serge Gainsbourg pensif et au top de sa forme à la fin des années 60.
Au final, cette compilation est tout à fait réussit, même s’il manque à mon goût quelques titres majeurs du début de la carrière de l’artiste, mais également des années 80 qui ont également marqué le parcours de l’artiste.
Article publié par Albert le