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Gueule de mauvais garçon, franc parler, débit syncopé, Benoit Dorémus porte un regard désenchanté sur sa propre existence dénotant au sein de la nouvelle scène française. Marchant, de par son phrasé, sur les traces de Mr Renaud, Bénito, pour les intimes, nous offre, par la sortie d'une premier album, « Jeunesse se passe », une série de chansons parlées qui tracent en musique l'évolution d'un artiste révolté faisant péter à la face du monde ses quelques vérités Décapant et terriblement talentueux, ce parisien lance un pavé dans la marre de la chanson française comme l'avait fait en son temps son illustre prédécesseur Par ses textes à couper le souffle qui vont à coup sûr faire parler, il sera forcement difficile de résister à ce Bénito Que l'on soit plutôt hip-hop On s'inclinera devant la prose du gamin Que l'on soit plutôt rock'n'roll On s'inclinera devant la rage du gamin Que l'on soit plutôt chanson française On s'inclinera devant la force mélodique du gamin Alors forcement, il y aura des mauvaises langues, ses notes n'étant pas toujours justes Mais la sincérité, l'authenticité de ce Bénito là est telle que cet aspect passera en second plan Benoit Doremus a de forte chances de se révéler au grand public comme l'un de ces artistes dont on finit par ne plus pouvoir se passer Nous garderons donc une oreille avisé sur son évolution
Article publié par Albert le