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Click, et je clique pour ouvrir le courrier d'un type qui me parle d'un artiste du nom de Frandol que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam. C'était il y a six mois environ, et selon lui, ce type là devait casser la baraque ... Clac et je me prend une claque en découvrant le premier album solo du dit artiste au doux nom d'Oulipop, réclamé à corps et à cris pour me faire une idée. C'était hier, ou il y a une semaine, peut-être.
Il ira loin l'ex-Roadrunners. Bien orchestré, habile manipulateur de la langue française, il excelle question musicale. Il se joue des mots, des sons et de l'espace auditif, nous présentant un univers personnel résolument rock, sur lequel viennent se greffer des arrangements électroniques minutieusement travaillés. Bien inspiré, Frandol nous régale de ses virvoltages sémantiques, nous ouvrant la porte de son jardin secret sur le titre "L'un contre l'autre", déjà sur toutes les lèvres.
Sélection du FAIR 2002 et signé depuis peu chez Wagram, il fait l'unanimité auprès de la scène rock actuelle. Bertrand Cantat ne s'y est pas trompé lorsqu'il est venu lui prêter main forte. Ils se sont aimés, ils se sont plu, et l'alchimie des guitares a fait le reste. Mélodies appliquées et textes alambiqués, la voix de Frandol est toute tracée. Le succès lui sourit enfin, la route fut longue, mais l'attente en valait la peine.
Un dernier mot pour Laurent, le type d'il y a six mois : Si tu as dans ta besace d'autres artistes de cette classe, j'hésiterais pas à leur faire une place dans mes paperasses ;-)
Article publié par Albert le