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L'univers musical de cette artiste, aux prédispositions littéraires reconnues, est en tout point envoûtant. Katel de son nom de scène, nous revient aujourd'hui, par l'intermédiaire d'un second album, « Décorum », qui sera à n'en point douter, l'un des albums majeurs de l'année 2010. Oscillant entre ambiances pop-rock et excursions trip hop cinématographique, Katel prend toute son aisance et décuple ainsi cette étincelle de talent qui montrait déjà quelques signes annonciateurs il y a quelques années de cela sans atteindre l'état de grâce actuel. Par ces onze titres tous aussi prenant les uns que les autres, la voix de l'artiste prend une dimension hors norme, car quelle voix. Comme l'indiquait notre amie aujourd'hui disparue, Patricia, il y a du Barbara dans ses intonations. « Décorum » ouvre le bal par une mélodie qui nous hante encore plusieurs heures après la première écoute. « Vue sur le ring » ou s'harmonise la voix de l'artiste à celle de Jeanne Cherhal est le premier extrait officiel et quel extrait. L'album regorge de ces pépites qui vous donne le frisson, à l'image de « Hurlevent » ou encore « Chez escher ». La fulgurance épique d'un titre comme « Le chant du signe », sur lequel apparaît Nosfell, donne à cet album une dimension des plus majestueuse. Cet appel en douceur de « Mon vieil ami » finit de me convaincre que Katel est une artiste qui compte et comptera encore plus dans les années à venir
Article publié par Albert le